[Avis] Le film Death Note by Netflix

Light Yagami est un lycéen âgé de 17 ans, jeune homme brillant, fils d’un policier, il découvre un étrange carnet qui se révèle être le livre d’un dieu de la mort : Ryûk ! Light apprendra vite quels terribles pouvoirs renferment ce carnet : tous ceux dont le nom est inscrit dans le Death Note sont appelés à mourir dans les 40 secondes qui suivent !

Les implications sont énormes et en possession d’un tel carnet Light est potentiellement capable d’imposer sa loi à un monde qu’il estime perverti. Mais peut-on choisir qui va vivre et qui va mourir ? Certaines personnes méritent-elles de mourir par la seule volonté d’un adolescent, à la fois juge et bourreau pour une sentence irrévocable ? Source: Kana

 

Samedi matin, j’ai pris mon courage à deux mains; j’ai éloigné les objets tranchants, j’ai enfermé mes bouteilles d’alcool, je me suis connecté sur Netflix et j’ai regardé le film Death Note. Sensation bizarre que de vouloir regarder un film, tout en ayant une boule au ventre, tel un jeune homme se rendant pour la première fois à son examen du permis.

Fan du manga, mais un peu moins de l’anime, j’avais froidement accueilli l’annonce de l’adaptation. Le temps faisant son effet, et au vu de la qualité des contenus originaux sur Netflix, je me suis doucement, mais surement mis à m’auto rassurer. Durant ce long combat, le trailer a essayé de me mettre à terre tel un PNJ lambda. Mais il en fallait plus pour m’arrêter, beaucoup plus. Cela fait plusieurs années que j’ai découvert la dure réalité que je vais vous partager ici: les adaptations finissent mal en général. Petit à petit, on s’y fait: il faut comprendre que pour adapter une œuvre, faire du copier/coller n’est pas toujours possible, surtout lorsque les supports sont très différents.

Enfin, revenons à nos moutons. Vous avez surement entendu ou lu énormément de personnes se plaindre de ce film, comme quoi c’était une honte, qu’il ne respectait pas le manga, que les acteurs jouaient mal, etc… J’ai aussi entendu tout cela avant de regarder le film ( c’est fou comme les gens sont rassurants), en plus de voir la modélisation absolument catastrophique de Ryûk, et comme je suis sympa, je vais vous rassurer.

Ou pas.

Ce film s’inspire de l’univers et du concept de l’œuvre de Tsugumi Ôba et Takeshi Obata. C’est tout. Il faut l’accepter et le prendre comme un fait établi. Si vous essayez de regarder le film en pensant au manga ou même à l’anime, ce sera le crash assuré. Une fois cette optique en tête, le film n’est pas si mauvais. Ce film pourrait même être très plaisant à regarder pour des ados ou jeunes adultes n’ayant jamais approché Death Note.

L’univers reste cohérent dans l’ensemble, le concept de ce carnet de la mort, avec les questions que cela pose, reste efficace,  même s’il est grandement simplifiée. Le jeu d’acteur est inégal mais reste correct dans l’ensemble malgré de gros ratés dans certaines scènes importantes. Les personnages ne sont pas si mal en soit, même si on ressort clairement qu’ils ne sont que des coquilles vides. Il y a bien une évolution des personnalités qui est montée à l’écran, mais on n’y croit pas un instant. L’histoire ce concentre sur cinq personnes: Light Turner, Mia, L, James Turner  et Watari. Light Turner, le personnage principal, est fade, a le charisme d’une huitre avariée, sans compter  qu’il bénéficie du jeu d’acteur hasardeux de Nat Wolff. Impossible de s’attacher au personnage … Avouez que c’est dommage, car selon moi, c’est un des éléments essentiels du manga Death Note, mais je m’égare un peu. Alors, je ne vais pas m’attarder sur les quatre autres personnages, qui ne resteront pas dans vps mémoires bien longtemps, quelques heures tout au plus. Néanmoins, je sauverais l’acteur Shea Wigham  (il incarne James Turner, le papa de Light) qui fait le job, ainsi que le personnage de L: je l’ai trouvé visuellement intéressant (il me fait penser à un personnage de Watch Dogs) et avec un peu plus de charisme que les autres.  Niveau scénario, cela reste très générique: une histoire avec des ados, au lycée, une relation amoureuse et des morts: c’est du vu et du revu. C’est volontairement que je ne parle pas de la question morale qui se cache derrière les actes de Light, car elle est survolé et à peine effleurée par le film: 2/3 répliques, histoire de cocher une case et c’est fini.

Ce beau tableau, c’est seulement si vous ne connaissez pas le manga ni l’anime. Par ce que, si vous connaissez un peu Death Note, FUYEZ! C’est une daube sans nom: tout est 20 fois moins bien que la version papier.

Au final, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner: regardez l’anime ou lisez le manga. Et si, mais vraiment seulement si, vous êtes allergiques à ces formats, essayez le film.

 

 

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